L'arpentage est une méthode issue des mouvements d'éducation populaire ouvriers : on se partage le livre (oui oui, on le déchire!) ; chaque personne en lit une petite partie, puis chacun·e raconte aux autres ce qu'iel en a retenu, comment ça résonne pour ellui, on échange. C'est une façon de s'approprier un ouvrage collectivement sans que chacun·e en ait lu l'intégralité.
★ Samedis 29 mars et 26 avril de 10h à 18h *
Zoopolis, une théorie politique du droit des animaux
de Sue Donaldson et Will Kymlicka
Il s'agit d'un essai de philosophie politique paru en 2011 en anglais et en 2016 en français.
Il propose une théorie des droits des animaux qui, pour la première fois, ne se limite pas aux « droits négatifs »
(droit de ne pas souffrir, de ne pas être entravé, enfermé, mis à mort…), mais s'étend à des « droits relationnels et différenciés »,
pour faire des animaux des membres à part entière de la société. Les auteur·ices distinguent ainsi trois catégories d'animaux, donnant lieu à
différents droits selon la place qu'ils occupent dans la société et leurs modes d'interaction avec les êtres humains :
les animaux « domestiques citoyens »,
« sauvages souverains », et « liminaires résidents » (tels les pigeons ou les rats, peuplant les villes à côté des êtres humains sans être ni domestiques ni sauvages).
Repas partagé en milieu de journée.
Participation libre. Inscription nécessaire à contact@lhumus.org.
* On programme deux journées pour arpenter ce gros ouvrage. Pour autant, il est possible de ne participer qu'à une seule des deux.
★ Lundi 6 avril (férié) de 10h à 13h
Éloge du suffisant
d'André Gorz
Pour André Gorz, défense du « monde vécu » et défense du « milieu naturel » sont les deux faces d’une même résistance.
Il inscrit la question écologique dans le cadre plus vaste de la domination des « systèmes » (marché capitaliste et administration étatique) sur le «monde vécu».
Tandis que le capital, à l’accroissement illimité, menace la nature qu’il pille autant que la société qu’il manipule, l’autogestion est une autolimitation, selon le «principe de suffisance» :
une gestion raisonnable et un lissage des richesses atténuent les tensions sociales et préservent les ressources naturelles. Le choix de la décroissance est un arbitrage démocratique entre efforts consentis et besoins reconnus, qui assure tout à la fois moins de charge de travail (redistribué), plus d’autonomie (espaces coopératifs) et de sécurité (revenu garanti), et qui laisse leur temps aux activités qui valent pour elles-mêmes.
Arpentage suivi d'un repas partagé.
Participation libre. Inscription nécessaire à contact@lhumus.org.
★ Samedi 10 mai de 10h à 18h
Le conflit n'est pas une agression
de Sarah Schulman
Des relations intimes aux politiques globales, Sarah Schulman fait le constat d’un
continuum : individus comme États font souvent basculer les situations conflictuelles dans le registre de l’agression, criminalisant leurs opposants pour couper court à la contradiction et échappant ainsi à leur propre responsabilité dans les conflits. En distinguant conflit et agression, l’autrice interroge notre culture de la stigmatisation. Ce travail profond, aussi courageux qu’impertinent, montre comment la sanction et la répression prennent le pas sur l’auto-analyse à l’échelle individuelle et collective, et comment l’altérité sert de justification à la violence et à l’exclusion. Ce livre intentionnellement polémique offre un aperçu des dynamiques contemporaines et historiques qui prennent les différences intimes, raciales et géopolitiques pour des éléments déclencheurs de la course à l’injustice, à l’exclusion et à la répression. Le conflit n’est pas une agression est un virulent plaidoyer contre le phénomène culturel de l’accusation, révélant combien les personnes en situation de pouvoir exacerbent et manipulent la crainte de l’« autre » pour éviter toute remise en question.
Repas partagé en milieu de journée.
Participation libre. Inscription nécessaire à contact@lhumus.org.
Animée par Mathilde Herry, animatrice et formatrice.
Public : professionnel·les de l’animation et de l’éducation
◦Parcours 1 : Sexe(s) / Genre(s) / Orientation(s) sexuelle(s) : notions et enjeux
(2 jours)
Ces deux premiers jours de formations s’adressent aux personnes qui souhaitent acquérir les bases : vocabulaire, notions sociologiques et biologiques, état des lieux et compréhension des enjeux et débats publics en cours.
◦Parcours 2 : S’engager au quotidien dans sa pratique professionnelle
(2 jours)
Pour suivre ce parcours d’approfondissement il est conseillé d’avoir participé au parcours 1.
Néanmoins, si vous estimez avoir, dans votre parcours personnel, déjà atteint les objectifs pédagogiques du parcours 1, merci de contacter en amont la formatrice afin d’évaluer ensemble la pertinence de faire directement le parcours 2 sans passer par le parcours 1.
Renseignements :
mathildeherry@hotmail.com – 06 11 83 51 85